Tout sur la montgolfière

La montgolfière

Le ballon, plus proprement appelé l'enveloppe, est fait de nylon renforcé (certains ballons sont fabriqués avec du polyester). Malgré sa très grande légèreté, ce matériel est très résistant. La face intérieure du tissu est enduite d'un revêtement qui prévient les fuites d’air chaud.

Au moment de gonfler le ballon, la montgolfière devient un véritable sport d'équipe. En effet, le ballon étant très peu maniable au sol, en particulier les jours de grand vent, il faut quatre personnes pour le gonfler. On commence par étendre l'enveloppe sur le sol, puis on l’attache à la nacelle, que l'on a déposée sur le côté. Un ventilateur à essence permet de souffler de l'air dans le ballon. On allume ensuite le brûleur pour chauffer l'air qui se trouve dans le ballon. L'air chaud s'élève et amène ainsi le ballon à la verticale.

Les nacelles sont faites d'osier, et chacune est entièrement tressée à la main.

Le volume d'un ballon de montgolfière typique varie entre 65 000 et 105 000 pieds cubes, et sa hauteur peut atteindre 70 pieds. Les montgolfières régulières du Festival ont un volume de 90 000 pieds cubes. Au FMG, les plus grosses montgolfières ont un volume de 210 000 pieds cubes et peuvent accueillir un maximum de 12 passagers. Il existe dans le monde des montgolfières de 750 000 pieds cubes pouvant accommoder 32 passagers.

Elle est aussi rapide ou lente que le vent. Comme la montgolfière n'est pas munie d'un dispositif de propulsion avant, sa vitesse est entièrement déterminée par celle du vent.

La plupart des vols en montgolfière se font à une altitude qui varie entre 1000 et 1500 pieds. Cependant, le ballon pourrait aussi ne survoler que la cime des arbres, ou aller beaucoup plus haut. Si vous voyez une montgolfière à plus haute altitude, c’est principalement parce que le pilote recherche une direction de vent, car la direction des vents varie selon l’altitude.

Tout dépend. Habituellement, la montgolfière transporte suffisamment de carburant pour une heure et trente minutes de vol, mais des facteurs comme la température de l'air ambiant, le poids qui se trouve à l'intérieur de la nacelle, les aires d’atterrissage sécuritaire et le temps détermineront la durée du vol.

On utilise du propane, que l'on garde dans des réservoirs sous pression déposés et attachés au fond et sur les parois de la nacelle. La montgolfière transporte environ 160 litres de propane liquide. La flamme peut atteindre jusqu'à 10 ou 20 pieds de hauteur et produit un bruit très fort à l'allumage.

La montgolfière

A. Enveloppe 
B. Jupe 
C. Câbles de soutien
D. Brûleurs 
E. Panier de rotin

La nacelle

1. Système de brûleurs 
2. Tuyau d'alimentation du brûleur 
3. Contour de suède 
4. Panier de rotin 
5. Valve d'échappement (propane) 
6. Structure des câbles de soutien 
7. Protecteur en cuir 
8. Base en bois

Le tableau de bord

Altimètre : indicateur d'altitude. 
Variomètre : mesure la vitesse d'ascension. 
Thermomètre : indique la température de l'air à l'intérieur du ballon.

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Depuis son invention, en 1783, la montgolfière est redevenue populaire après avoir sombré dans l'oubli pendant plusieurs décennies. On doit l'invention de la montgolfière aux frères de Montgolfier, Joseph et Étienne. Après un certain nombre d'essais, les deux frères décidèrent d'organiser une première manifestation publique le 4 juin 1783, à Annonay en Ardèche (France), devant une centaine de curieux. Un ballon sphérique de 11 mètres de diamètre, fabriqué avec de la soie et du papier, gonflé au-dessus d'un feu de paille et de laine, s'éleva à quelque 180 mètres de hauteur. Il parcourut deux kilomètres en 10 minutes et redescendit doucement se poser.

Le 19 septembre 1783, devant le palais de Versailles, en présence du roi Louis XVI et devant une foule énorme, les frères de Montgolfier présentèrent leur dernier aérostat. Le ballon, de 12,5 mètres de diamètre et 17 mètres de hauteur, fabriqué avec du coton et du papier, était élégamment peint et décoré. Dans une cage suspendue sous l’aérostat, on installa un coq, un canard et un mouton, les premiers aéronautes de l'histoire. Le ballon s'éleva à 500 mètres de hauteur et parcourut 3 kilomètres en 8 minutes. Les animaux étaient indemnes.

Le 21 novembre 1783, Jean-François Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, François Laurent, furent les premiers êtres humains à s'envoler. L'aérostat avait un volume d'environ 2040 mètres cubes, il mesurait 21 mètres de long sur 14 mètres de large et pesait, à pleine charge, 725 kilogrammes. L'enveloppe était constituée d'une toile de coton imbibée d'alun, pour l'imperméabiliser et la rendre moins combustible. Les décorations représentaient les armoiries royales et les signes du zodiaque. L'aérostat s'éleva majestueusement sous les yeux d'une foule immense (évaluée à plus de 500 000 personnes, presque la moitié de la population de Paris à l'époque). Il atteignit 900 mètres d'altitude. Il atterrit, sans dommages, après 25 minutes de vol, à 8 kilomètres de son point de départ.

Le professeur Jacques Charles et les frères Robert, Anne-Jean et Nicolas-Louis, ingénieurs et aérostiers, ont aussi largement contribué à la découverte de la montgolfière en introduisant au même moment le ballon à gaz d'hydrogène, qui permettait des vols de plus longue durée et sur une plus grande distance. La première ascension d'un ballon à hydrogène survint le 27 août 1783.

Dans les années 1950, l'Américain Ed Yost redonnait vie au ballon à air chaud en expérimentant de nouvelles méthodes, combinant des matériaux de plastique avec un système de chauffage utilisant des bonbonnes à gaz propane de type industriel. Mais ce n'est vraiment qu'en 1970 que la montgolfière refit surface, avec l'aide d'un petit groupe de gens. Des entrepreneurs commencèrent alors à produire des montgolfières pour les amateurs de ce sport nouveau. Depuis, l'aérostation est devenue un sport très sophistiqué. Des compétitions, tant au niveau local, régional, national qu'international, ont lieu chaque année dans plus de 40 pays.

Ce texte comprenait des extraits du livre de Marco Majrani, Les vaisseaux du ciel. Aérostats, vifs comme le vent, plus légers que l’air (1997, 175 p.), disponible à la Ville de Gatineau.

 

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